Deux Bibliothèques distinctes semblent avoir coexisté très tôt à Carcassonne : la bibliothèque du chapitre de la cathédrale, attestée dès le XIIIe siècle, et la bibliothèque de la Ville haute fortifiée, mentionnée vers 1450.
En 1739, Bernard de Montfaucon, dans son ouvrage sur les bibliothèques manuscrites (bibliotheca bibliothecarum manuscriptarum), dénombrait encore 26 manuscrits dans la première et 31 dans la seconde.
Il faudra attendre la fin du XVIIIe siècle (1796) pour que les ouvrages provenant des confiscations révolutionnaires soient rassemblés à Carcassonne, et le 15 floréal an XII (5 mai 1804) pour que la Ville prenne possession de ces livres et nomme un bibliothécaire appointé.
Ce n'est pourtant qu'en 1833, après la circulaire de Guizot, qu'une véritable impulsion sera donnée et que les collections vont s'accroître. Jusque-là, elles subirent des dommages, des pertes et des restitutions, et l'ensemble fut réduit aux deux tiers.
Après avoir été déménagée plusieurs fois, de l'école centrale devenue lycée, en divers immeubles de la Ville, la Bibliothèque s'installe définitivement en 1861 au 1, rue de Verdun, dans les locaux de l'ancien présidial libérés par la construction d'un nouveau palais de justice, bâtiment qu'elle partage, encore aujourd'hui, après divers aménagements, avec le musée des beaux-arts.


